13 avril 2026
Le 10 avril 2026, EPIK Leaders et l’École Marocaine des Sciences de l’Ingénieur (EMSI), membre de Honoris United Universities, ont organisé à Casablanca Finance City la conférence AI FOR IMPACT, réunissant ONG, institutions, startups et chercheurs autour d’une question concrète : comment l’intelligence artificielle peut-elle transformer l’accès au financement des organisations de la société civile ?
30 à 50 heures — c’est le temps que consacre en moyenne une ONG à la rédaction d’un dossier de financement. Grâce à l’IA, ce délai peut être réduit à quelques minutes.
Partout dans le monde, les organisations associatives consacrent un temps considérable à la recherche et à la rédaction de dossiers de financement — avec un taux de succès souvent incertain. Le guideline type d’un bailleur de fonds dépasse 340 pages. La compétition internationale pour l’accès aux fonds s’intensifie. Dans ce contexte, l’intelligence artificielle s’impose comme un levier stratégique, à condition d’être adaptée aux réalités de terrain des ONG : données incomplètes, connectivité instable, diversité linguistique et culturelle.
«L’IA n’est pas neutre, elle ne prend jamais tout à fait la même forme selon le contexte. Les ONG doivent la façonner pour leurs besoins réels, pas la subir.» — Dr. Nizar Chaari, fondateur d’EPIK Leaders
Présentée lors de la conférence par ses cofondateurs Liwaa Awar (CTO) et Jawad Moghraby (CBO), la plateforme NOVAI illustre concrètement ce que l’IA peut apporter aux ONG : une base de données de financements mise à jour quotidiennement, un système de matching intelligent évaluant l’éligibilité de chaque organisation, un assistant IA pour générer et personnaliser les propositions (budget, résultats, livrables inclus) et une couche d’experts humains pour la validation finale.
«Aucune idée porteuse de changement ne devrait rester sans financement en raison d’un accès limité à l’information ou à l’expertise.» — Feryal El Moghraby, fondatrice de NOVAI
La conférence a rassemblé Mohamed El Rhabi (Directeur Général de l’EMSI), Dr. Nizar Chaari (fondateur d’EPIK Leaders), Fatima-Zahra Bounaffaa (fondatrice de Parcours MCE), Khadija Bousmar (chercheuse en informatique, BBC Media Action) ainsi que les cofondateurs de NOVAI Liwaa Awar et Jawad Moghraby. Les échanges ont mis en lumière trois points de consensus :
L’IA augmente l’expertise humaine, elle ne la remplace pas. La validation par des experts reste indispensable.
Les contraintes des ONG africaines — données rares, connectivité instable, diversité linguistique — ne sont pas des obstacles mais des défis d’avant-garde qui stimulent l’innovation.
L’équité de genre doit être intégrée dès la conception des outils, pas ajoutée après coup.
«L’intelligence artificielle amplifie l’intention de la personne qui l’utilise. Avec l’IA, on gagne 15 heures par semaine sur les tâches répétitives, autant de temps que l’on peut réinvestir dans l’impact.» Fatima-Zahra Bounaffaa, fondatrice de Parcours MCE
Organisée en marge du GITEX Africa, la conférence AI FOR IMPACT positionne le Maroc comme un acteur engagé dans la réflexion sur l’IA responsable au service de la société civile africaine. L’événement s’inscrit dans la dynamique panafricaine portée par EPIK Leaders depuis sa création en janvier 2025 , un mouvement qui rassemble aujourd’hui plus de 50 000 membres et 550 clubs actifs dans 15 pays africains. La prochaine étape : Africa Future Leaders Day, à Dakhla le 25 avril 2026, sur le thème du Soft Power africain.