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Première édition du sommet arabo-africain sur le financement Non-Profit : vers de nouveaux leviers pour transformer l’impact social.

24 novembre 2025

La première édition du sommet arabo-africain sur le financement Non-Profit s’est tenue le jeudi 20 novembre à l’INSEA de Rabat. L’événement a rassemblé experts, dirigeants d’organisations non lucratives et acteurs économiques, offrant un cadre d’échanges pour réinventer le financement du secteur non-profit et renforcer la collaboration entre l’Afrique et le monde arabe. La participation active des étudiants de l’INSEA / membres EPIK Leaders a également été déterminante, contribuant à l’organisation et au bon déroulement du sommet.

Une opportunité de repenser le financement social

Si des mécanismes comme la RSE, le crowdfunding ou la finance islamique existent depuis plusieurs années, le sommet a mis en évidence que leur portée reste limitée. Pour accélérer l’impact social et répondre aux enjeux contemporains, il est désormais nécessaire d’explorer de nouvelles formes de financement, hybrides et innovantes, qui dépassent le cadre traditionnel des dons et subventions.

Une feuille de route pour un financement innovant et durable

À l’issue des échanges, plusieurs pistes concrètes ont été identifiées :

  • Plateformes hybrides de financement : combiner financement public, investissements privés à impact et contributions citoyennes via des plateformes numériques sécurisées, pour créer des écosystèmes financiers intégrés et transparents ;
  • Social Impact Bonds : mobiliser des investisseurs privés pour financer des projets non-profit avec un retour mesurable sur l’impact social, transférable au financement futur;
  • Zakat et Waqfs modernisés : structurer et digitaliser ces mécanismes traditionnels pour augmenter leur transparence et leur efficacité, tout en finançant des initiatives locales à fort impact;
  • Fonds à impact régionaux et partenariats public-privé : créer des pools de financement réunissant États, entreprises et investisseurs régionaux pour soutenir des projets sociaux et environnementaux concrets;
  • Partenariats multi-acteurs et co-investissement : renforcer la collaboration entre entreprises, institutions financières, ONG et gouvernements pour créer des pools de financement régionaux, ciblant des projets à forte valeur sociale et environnementale;
  • Renforcement des capacités locales : former les organisations non-profit à la gestion financière, à la gouvernance et au reporting d’impact pour maximiser l’efficacité des ressources.

Nizar Chaari, Fondateur d’EPIK Leaders a déclaré « Le véritable défi pour le financement non-profit dans notre région est d’inventer des modèles durables qui n’existaient pas encore. Ce sommet ouvre la voie à des mécanismes innovants, numériques et collaboratifs, capables de mobiliser non seulement les ressources financières, mais aussi l’expertise et l’énergie des acteurs locaux à travers l’Afrique et le monde arabe. »

Ziad El Idrissi, Président du Club EPIK Leaders INSEA « Nous sommes fiers d’accueillir la première édition de ce sommet au sein de l’INSEA. Pour cet événement nous avons réuni des panélistes de grande qualité afin de favoriser des échanges concrets. L’occasion de partager des idées, d’inspirer l’action et de renforcer les collaborations entre acteurs engagés.

Maroc : hub stratégique pour l’agrobusiness africain

En marge du sommet, l’ouverture du 4ᵉ AASU-Weldios University Symposium, organisé par des partenaires du Nigeria, a élargi la réflexion aux enjeux agricoles, pilier économique du continent encore sous-exploité. L’accent a été mis sur l’innovation, la coopération régionale et la sécurité alimentaire, avec un focus sur le rôle stratégique du Maroc dans les échanges agricoles et les fertilisants.

Cette dynamique prolonge celle du sommet : elle montre que financement, gouvernance et développement durable ne peuvent plus être pensés séparément.

Mahmoud Cherkaoui, Président d’EPIK Leaders a conclu « Ce qui nous motive, c’est de voir des projets se réaliser sur le terrain. En renforçant les partenariats et en modernisant les outils de financement existants, nous permettons aux associations et communautés de passer de l’idée à l’action, avec des résultats tangibles pour les populations locales et un impact mesurable sur le développement local, national et international. »